Au revoir à la Haute Borne

Parc Horizon Haute Borne

C’est sur le Parc Horizon 12, le programme de bureaux neufs de KIC sur le Parc de la Haute Borne, que s’est tenu le pot de départ de Philippe Collette, président de la SEM Haute Borne. Le bâtiment de 400 m², petit frère de l’Eco-modulo 800m² voisin, où la société Legrand installe son showroom.

 

KIC - EcoModulo 600 - Batiment de bureaux HQE de 600 m², sur le parc scientifique de la Haute Borne à Villeneuve d'Ascq

 

Hommage à Philippe Colette dans la Voix du Nord

Article de La Voix du Nord du 10 octobre 2016

Par Marie Vandekerkhove

Toute sa carrière, Philippe Collette a vendu des pelouses pour en faire des bureaux et plein d’emplois. Formé au droit au « campus des patates », le surnom de la cité scientifique au début des années 1970, il commence sa carrière dans la toute jeune Villeneuve-d’Ascq. Direction le service économique de l’EPALE, l’administration qui bâtit la ville nouvelle. C’est là qu’il fait la connaissance du bouillonnant Gérard Caudron, « qui s’est battu pour devenir maire de plein exercice ». L’élu veut s’affranchir du pouvoir de l’EPALE et de celui de la communauté urbaine d’Arthur Notebart.

« Il me répète encore : «Collette, c’était vous l’EPALE. Tout ce qui est bien dans la ville, c’est moi, tout ce qui est mal, c’est vous » ». Sans rancune : c’est Gérard Caudron qui a insisté pour le remercier, ce soir, pour sa carrière au service de la Ville.

Elle est mâtinée de quelques infidélités : il restructure les friches industrielles dans le bassin minier puis dans le versant nord-est. Travaille avec l’inénarrable André Diligent, « qui m’appelait surtout la nuit pour refaire le monde ». Sa grande fierté : « avoir fait venir 100 entreprises en 13 ans sur 550 00 m2 de bureaux » sur la zone de Roubaix-Tourcoing.

Un palmarès qui le conduira à la direction du parc de la Haute-Borne, en 2003. À l’époque, Pierre Mauroy vient d’imposer l’implantation du navire amiral Cofidis. Philippe Collette redonne à la zone qui végète sa vocation scientifique. « Pour la remplir, j’ai suivi une idée simple : pour attirer les entreprises, il fallait leur proposer des bâtiments. Alors j’ai travaillé avec des promoteurs sur quatre tailles différentes ».

Il cisèle le cahier des charges : « Nous avions une exigence de qualité architecturale et environnementale : nous avons imposé les bâtiments basse consommation trois ans avant la norme. Et un comité d’agrément scientifique pouvait refuser des candidats ». Pas de comptables, pas d’entreprises de production, « mais des activités tertiaires supérieures avec si possible un centre de recherche ».

Treize ans après, le parc est rempli. Mission accomplie. Au-delà même de ses espérances : « La métropole européenne, qui est actionnaire, va récupérer trois fois sa mise après la disparition de la SAEM Haute-Borne dans quatre mois. » L’aménageur sans étiquette se targue « d’avoir monté une opération d’essence publique qui n’a pas coûté un sou au contribuable mais qui a valorisé la technologie et le développement durable ».

Son seul regret : ne pas avoir eu le temps de disséminer des sculptures -sa passion- dans le parc. « Mais les socles sont déjà prêts le long de la rue Paul-Doumer »…

La Haute Borne en quelques chiffres

La Haute-Borne a vu pousser 190 000 m2 de bureaux, occupés par 195 entreprises, dont des laboratoires publics et privés, des enseignes de services implantés sur les 140 ha de ce pôle d’excellence, entre Villeneuve-d’Ascq et Sainghin-en-Mélantois. Aujourd’hui, elle abrite 8 078 salariés et 2 000 habitants. Soixante mille mètres carrés de bureaux restent à construire sur le Grand Carré.

Parmi ses derniers aménagements, le parc est en train d’installer 18 caméras de vidéosurveillance, fixes et mobiles, qui seront reliées au réseau villeneuvois.

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